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ARMES ET MUNITIONS : LE RAPPEL A L’ORDRE DU MINAT

Le Ministre de l’Administration Territoriale, Atanga Nji Paul, a réuni ce jour, 06 mai 2021 dans la salle de conférence de son département ministériel, une trentaine de propriétaires d’armurerie pour les rappeler à se conformer aux dispositions légales qui  encadrent ce secteur d’activité.

A cette occasion le MINAT a annoncé la suspension des autorisations de vente des armes traumatiques jusqu’à nouvel ordre. Il est d’ailleurs connu de tous que la vente d’armes et des munitions au Cameroun est faite sur la base d’autorisations administratives conformément aux dispositions légales de la loi N° 2016/015 du 14 décembre 2016 portant régime général des armes et munitions au Cameroun et le décret N° 73/658 du 22 octobre 1973 réglementant l’importation, la vente, la cession, la détention et le port d’armes à feu et munitions. Le constat fait par le MINAT, ATANGA NJI Paul sur l’activité de vente d'armes et de munitions est que, sur le plan pratique ces dispositions pourtant idoines, sont violées par certains opérateurs véreux du secteur au prix de gros bénéfices. C’est d’ailleurs ce non-respect de la législation en vigueur par les propriétaires d’armureries qui a poussé Le MINAT, sur instruction du Président de la République, à fermer quelques-unes d’entre elles sur l’ensemble du territoire national le 04  avril 2018. Une suspension qui avait été du moins levée après les réunions de rappel à l’ordre convoquée par le MINAT les 04 et 05 septembre de cette même année. Malgré cette mesure de clémence du MINAT à l’endroit de ces opérateurs, force est de constater que les engagements pris par les propriétaires d’armureries sont restés lettre morte. Les griefs qui avaient conduit aux précédentes fermetures perdurent  d’après les rapports des équipes de contrôle descendu sur le terrain. Il y transparait, selon le MINAT, le non-respect de la réglementation tant décrié, caractérisé par la vente d’armes et munitions sur la base d’actes d’autorisations signés d’autorités administratives dont la compétence ne couvre pas certaines armes pourtant spécifiques. Par ailleurs, d’autres opérateurs de ce secteur d’activité exercent dans le noir absolu et sans autorisations conséquentes. Au cours de cette communication, Le MINAT, a aussi relevé de nombreuses dérives imputables à des brebis galeuses du secteur des armureries parmi lesquels : des irrégularités communes, comme la mauvaise tenue des registres ; l’absence d’informatisation du fichier des armureries ; la non transmission régulière des rapports d’activités au MINAT ; la non-apposition  des quantités de munitions vendues au niveau des autorisations d’achat de cartouches ou des décisions ; la faible collaboration avec les forces de maintien de l'ordre et surtout le non-respect des textes en vigueur, en matière de commercialisation des armes et des munitions. Dans cette kyrielle de récriminations, il y a aussi  des irrégularités spécifiques dont celles relatives à : la faible collaboration des armureries avec les forces de l’ordre ; l’absence de signalisations des armureries ; les locaux non conformes ; le stockage et la vente non conforme de munitions et cartouches de chasse pour ne citer que celles-là. Face à toutes ces dérives, le MINAT invite les propriétaires d’armureries au respect strict de la réglementation en vigueur au risque de sanctions sévères pouvant aller jusqu'à la fermeture définitive des armureries illégales. Il annonce dans la même lancée, le renforcement de mesures d’assainissement de ce secteur d’activité qui porte sur la vente d’artifices  sensibles comme les armes et munitions de chasse et de poing au Cameroun. Pour ce qui est des armes d’auto défense de type pistolet traumatique, le MINAT a fait savoir qu’une procédure est en voie d’être mise en place pour éviter que celles-ci ne se retrouvent entre des mains de personnes moralement reprochables qui peuvent, l’utiliser pour  mettre en péril la sécurité de tous et de chacun des camerounais.